L´Adrc l´Agence pour le Dévelloppement Régional du Cinéma
         


Le cinéaste Christophe RUGGIA a été élu Président de l’ADRC par les administrateurs de notre association réunis en conseil le 17 octobre.

Le réalisateur du Gône du Chaaba, des Diables, de Dans la tourmente, a pu apprécier à de multiples reprises, et sur l’ensemble du territoire, le travail des salles. Cette diversité dont tous les acteurs économiques du cinéma – ou presque – se réclament, il est de ces cinéastes qui en ont fait l’expérience concrète. Comme son prédécesseur à la Présidence de l’ADRC, Lucas BELVAUX, il en connaît l’importance fondamentale pour notre cinéma, pouvant déterminer l’existence des films auprès des publics. Les débats sur la convention collective de la production ont provoqué de nouveaux clivages, une nouvelle rupture d’une solidarité déjà en crise de la filière cinéma.

En tant que militant du cinéma, et co-Président de la SRF (Société des Réalisateurs de Films) avec Pascale FERRAND et Katell QUILLÉVÉRÉ, il travaille avec un ensemble de cinéastes à redonner tout son sens, et une efficience économique réelle, à cette solidarité mutualiste a priori constitutive du cinéma en France.

Lucas BELVAUX a tenu à introduire, ce 17 octobre, la séance du conseil afin de remercier les administrateurs - et avec eux les adhérents de l’ADRC - de leur confiance pendant ses mandats successifs, ainsi que du travail commun mené parfois sur des questions, ou dans des situations difficiles. Mais il a aussi tenu à présenter lui-même la candidature de Christophe RUGGIA qu’il a rencontré à cet effet avant le conseil. Il a ainsi fait part aux administrateurs de la volonté du cinéaste d’accompagner les actions de l’ADRC  sur les terrains où cette diversité du cinéma se défend et se conquiert.
  ÉDITO

Vous le saviez par notre lettre de cet été, le changement de Président de l’ADRC traduisait un contexte de crise du cinéma - à travers la question du financement de la production des films - externe à l’ADRC.

Garant des missions d’intérêt général de notre association depuis plusieurs mandats qu’il avait accepté d’assumer avec conviction, Lucas BELVAUX tirait les conséquences pour lui-même, en démissionnant, de ce qui lui apparaissait précisément comme une remise en cause essentielle de l’intérêt général dans le fonctionnement du cinéma en France.

Cette nouvelle atteinte aux solidarités économiques nécessaires de la filière, constitutives de la vitalité de notre cinéma, est effectivement très préoccupante. Dans un contexte où la concentration s’accroît, dans l’ensemble des secteurs, avec ses préjudices directs et indirects pour les moins riches ou puissants, un tel déficit des enjeux communs est un des pires scénari.

L’ADRC, de par sa composition originale, représentative des divers secteurs du cinéma, y compris des collectivités, et de par ses missions, n’a eu de cesse d’établir cette solidarité en principe d’action. Comme pour Lucas BELVAUX, c’est la volonté affirmée de Christophe RUGGIA .

Jean-Michel Gévaudan
Délégué général
       
 L'ADRC : une diversitÉ toujours plus affirmÉe
La forte progression en 2013 des actions de l’ADRC pour l’accès des salles aux films (sans doute plus de 2800 circulations), est aussi celle de la diversité :
 161 films en 9 mois, de 49 distributeurs, contre 131 films en 2012
 88 % des films sont de diffusion réduite ou moyenne, dont 43 % de diffusion réduite
  Christophe Ruggia  
         
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